Eurotarif : Transatel, précurseur sur le roaming dans l’UE

Avec la nouvelle réglementation européenne sur l’Eurotarif, les frais d’itinérance (ou frais de roaming) dans l’UE seront à nouveau réduits à compter du le 30 avril 2016, avant d’être supprimés le 15 juin 2017. Transatel, acteur du marché européen des télécoms depuis 2000, reste en pointe sur le roaming avec son offre Transatel Mobile. Son Président, Jacques Bonifay, également président de l’association MVNO Europe, souligne aussi les avancées et les inconvénients de ces nouvelles règles.

Transatel Mobile, toujours pionnier sur le roaming dans l’UE

Depuis 15 ans, Transatel Mobile propose des forfaits sur mesure pour répondre aux besoins des frontaliers et des voyageurs fréquents en leur évitant des frais d’itinérance élevés.

A titre d’exemple, Transatel Mobile, dans ses enveloppes d’appels ou de SMS, permet une utilisation indifférenciée pour des usages nationaux, internationaux ou au sein de l’UE. Pour ces communications, aucune surtaxe en roaming n’est appliquée au tarif national. Pour l’Internet mobile, le règlement européen autorise une surtaxe maximum de 6 cts. € TTC par MB appliquée au tarif national. Transatel Mobile, pour sa part, n’applique que 4 cts. € TTC de surtaxe.

Notant la répercussion positive pour les Européens qui voyagent dans l’UE, Jacques Bonifay en profite pour souligner trois effets pervers possibles de la nouvelle réglementation : une complexité accrue pour le consommateur qui devra faire preuve de vigilance face aux nouvelles offres, une fragilisation de la concurrence sur le marché des télécoms et, à terme, un risque d’augmentation des prix nationaux.

Une nouvelle complexité pour les consommateurs

Selon Jacques Bonifay, « les opérateurs devront développer autour de la notion de « fair use » ou « utilisation raisonnable », des propositions plus complexes et moins lisibles. Il faudra que les consommateurs soient très attentifs aux limitations exactes qui leur seront imposées. »

L’Eurotarif peut conduire à une fragilisation de la concurrence

A compter du 1er mai, le règlement européen prescrit une baisse des prix de détail sans toutefois imposer la moindre diminution des prix de gros de l’itinérance.

Jacques Bonifay, Président du Directoire de Transatel, président de MVNO Europe et d’Alternative Mobile : « Cela entraine mécaniquement un effet ciseau négatif pour les opérateurs mobiles virtuels (ou MVNO) et les petits opérateurs. Les grands opérateurs, de par la structure du marché et leur capacité de négociation, arriveront à s’en prémunir. Les opérateurs les plus vulnérables seront fragilisés alors que ce sont eux qui sont les plus agressifs en termes de prix et qui se sont montrés les plus innovants. La Commission est censée revoir à la baisse les tarifs régulés de gros pour une mise en application dans 14 mois, au 1er juillet 2017. Il est à craindre que cette baisse ne soit pas suffisante et fragilise sur le long terme ces acteurs, qui sont pourtant les plus dynamiques. »

Un risque d’augmentation des tarifs nationaux

Jacques Bonifay : « Une partie des opérateurs en Europe, en particulier les plus agressifs commercialement, vont subir une perte de marge liée à la suppression des frais de roaming. Compte tenu des investissements nécessaires pour la 4G et, demain, la 5G, on peut craindre une augmentation, ou du moins une absence de diminution des tarifs nationaux. Quelque part, cela revient à faire financer la réduction des frais de roaming de ceux qui voyagent – et qui sont, en général, plus aisés – par ceux qui ont moins de ressources et qui ne voyagent pas à l’étranger. »

Jacques Bonifay, en son rôle de représentant des MVNO en Europe, suivra de près dans les prochains mois la revue des prix de gros pour éviter qu’elle ne défavorise les acteurs innovants du marché. Entre temps, Transatel Mobile poursuivra son travail précurseur et son implication au service du consommateur, en continuant de proposer des offres lisibles et novatrices.

Rappel des points clés de la nouvelle réglementation sur le roaming dans l’UE

L’Union européenne a adopté, le 31 octobre dernier, une nouvelle législation fixant au 15 juin 2017 l’abolition des frais d’itinérance en Europe. Les appels, envois de SMS ou consommations d’Internet mobile dans un autre pays de l’UE seront déduits du volume forfaitaire souscrit dans le pays d’origine, sans aucune charge supplémentaire, mais dans la limite d’une « utilisation raisonnable ». Cette dernière notion doit encore être précisée par la Commission européenne.

Pendant une période transitoire du 30 avril 2016 au 15 juin 2017, la nouvelle réglementation européenne autorise l’application d’une « surtaxe » sur le tarif national. Cette surtaxe sera plafonnée à + 5 cts. € HT par minute pour les appels vocaux sortants, + 1,14 cts. € HT pour les appels entrants, +2 cts. € HT pour les SMS envoyés et +5 cts. € HT par mégaoctet pour l’utilisation de l’Internet mobile.

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